lundi 21 novembre 2016

DOULEURS ARTICULAIRES ET CROISSANCE CHEZ L’ENFANT-生长痛中医科


Les douleurs de croissance touche les enfants de 3 à 6 ans et les jeunes de 8 à 14 ans. Elles se caractérisent par des douleurs aux mollets, aux cuisses et l’arrière des genoux.

Appelées en chinois moderne « Sheng Zhang Tong » (Sheng Zhang = croissance, Tong = douleur, 生长痛中医科), les douleurs de croissance désignent une douleur intermittente et épisodique qui peut durer plusieurs minutes voire plusieurs heures. Dans un petit nombre de cas, elle peut durer jour et nuit. Lors de son apparition, il n'y a pas d'autres signes positifs évidents dans l'ensemble du corps et sur les membres touchés. Une fois cette douleur passée, tout redevient normal pour l'enfant.

Les douleurs de croissance sont liées à une croissance rapide, à un surmenage et aux conditions climatiques.

Selon la théorie de la MTC, elle considère que «l’énergie du rein et de la rate » est à la racine de ce qui permet la croissance harmonieuse chez l’enfant. En dehors de l’aspect congénital, la diététique est une des premières causes. En effet, l’enfant ayant pour habitude de consommer beaucoup trop de produits trop gras, sucrés, grillés, fast-food, glace, boissons froides et autres, perturbent les fonctions de la rate et de l'estomac, ayant pour incidence sur l’appétit (peu), les selles (molles ou pâteuses) ainsi que d'autres symptômes, ont un impact indirect sur le développement du musculo- squelettique. Mais aussi la sédentarité de l’enfant, le stress scolaire et le manque d'exercice sont d'autres facteurs susceptibles de causer un ralentissement de la circulation du sang (stagnation de sang), et d’induire l’apparition de douleurs de croissance. Les douleurs de croissance se produisent souvent la nuit, les Chinois croient que le yin est froid la nuit, ce qui aggrave la situation et souligne un état de vide froid.
  
Si la douleur est plus sévère, ou associée à des problèmes de développement, tels que petit taille, embonpoint, trop mince, etc., un praticien de médecine chinoise pourra établir un « bian zheng » (diagnostic chinois), et mettre en évidence le problème selon les différentes conditions physiques de chaque enfant et pouvoir équilibrer les déséquilibre par des conseils diététiques, moxibustion, tuina.

L'application de ROUFA sur  peut également être utilisé sur Sanyinjiao, Chengshan, Yanglingquan, Zusanli non seulement peuvent soulager les douleurs de la croissance, mais aussi de promouvoir à la fois la croissance et le développement.

La localisation de ces douleurs sont surtout révélées sur les canaux yang: shaoyang, yangming, taiyang.

Les canaux (Jing Luo) sont les voies de communication entre la superficie (Biao) et la profondeur (Li), ainsi qu'entre toutes les régions du corps et les viscères (entrailles et organes). Lorsque le système des canaux principaux et secondaires fonctionne normalement, le sang et l'énergie (Qi et Xue) sont en harmonie, les fonctions physiologiques des divers viscères sont maintenues normalement, et la fonction de relation des membres est aussi normalement saine et robuste. Lorsque la circulation des divers canaux est entravée par une quelconque obstruction, énergie et sang perdent leur harmonie, et des lésions peuvent apparaître au niveau des membres comme des viscères, par manque de nutrition normale.

Tendons (contractilité musculaire, 筋脉收缩) et os (gu 骨), dont dépendent les activités des articulations, sont intimement liés au foie et aux reins. Tous dépendent de la qualité et de la quantité de Qi et de Xue qui les entretiennent et les nourrissent.
Si le sang du foie est suffisant, les tendons sont bien nourris et si les reins sont sains, les os sont forts. Ainsi, l'essence (Jing) des reins et l'état du foie sont en relation directe avec le développement des os, des tendons et des muscles.

Les traumatismes des tendons (et muscles) comme des os peuvent léser l'énergie et le sang, ainsi que le foie et les reins. L'état de l'énergie de ces organes sera donc déterminant dans le processus de récupération post-traumatique, en ce qui concerne les atteintes osseuses et musculo-tendineuses.

Selon le Ling Shu : « Au niveau des membres, les endroits les plus importants pour la circulation de l'énergie et du sang sont les coudes, les aisselles, les hanches et les creux poplités, quand les organes et les entrailles sont attaqués par les « pervers » (Xie), ces articulations sont également atteintes. »

Dans Su Wen, on trouve : « Le foie conserve le sang, il domine les tendons et les muscles, si le sang du foie est abondant, tendons et muscles peuvent exercer leur activité normale, dans le cas contraire, des anomalies se manifesteront. » L'extension et la flexion des articulations sont en relation avec le foie, lorsque celui-ci est atteint, il y a des spasmes, des crampes, des courbatures.
Ainsi, comme le foie est en relation étroite avec la fonction musculaire, les os, la moelle et le cerveau sont liés avec les reins, ils ont une source commune…Si la moelle est abondante, les os et les membres sont sains et robustes ; dans le cas contraire, il sont faibles et atrophiés.

Les syndromes les plus courants:
  • Vide de Rein
  • Vide de Rate
  • Vide de Sang et de Qi
  • Nouures du Qi du Foie
Caractéristiques des douleurs de croissance

Entre 3 et 8 ans : l'enfant grandit d'environ 6 cm par an. Leurs os et leurs muscles s'allongent progressivement.

A la puberté : les garçons peuvent en effet pousser d'1 cm par mois.
Les filles atteignent leur pic de croissance au moment de la survenue des premières règles.

Pendant ces phases de croissance, des douleurs peuvent survenir :
  • Elles se manifestent majoritairement la nuit, en phase de sommeil : l'hormone de croissance est sécrétée pendant le sommeil.
  • Elles sont localisées surtout au niveau des jambes : elles touchent les parties avants des deux jambes simultanément ou alternativement.
  • Les douleurs surviennent lors de crises qui durent quelques minutes, voire 1 h et la plupart du temps, se résorbent seules.
À noter : ces douleurs se manifestent plus fréquemment chez les enfants très actifs, ceux qui sont plutôt souples et ceux qui présentent des prédispositions (cas de douleurs de croissances constatés dans leur famille par exemple).

La tendinite chez l’enfant est rare (le tendon chez l’enfant résiste bien à la mise en tension) par contre il peut s’agir d’un traumatisme tendineux.
Il ne faut pas parler de tendinite chez l’enfant mais plutôt d’ostéochondroses de croissance également appelées ostéochondrites ou apophysites.

Là où l’adulte aura une tendinite, l’enfant aura une ostéochondrose c’est-à-dire un trouble de l’ossification de certains cartilages de croissance soumis à des efforts excessifs, brutaux et répétés en tractions ou compressions, surtout des membres inférieurs et du dos en appels et réceptions de sauts, changements brutaux de direction, départ de sprint, shoots, moins souvent des membres supérieurs. Les ostéochondroses représentent 80% des micro-traumatismes chroniques de l’enfant.

Les localisations de ces tendinites/ ostéochondroses:
Coude : des atteintes peuvent aussi exister chez de jeunes joueurs de tennis, lanceurs de javelots et chez des gymnastes.

Rachis : avulsion chondro-discale donnant des encoches aux coins antérieurs des vertèbres, enfoncement des plateaux de croissance conduisant à une déformation en coin des vertèbres (cunéïformisation) et à des déformations invétérées en cyphose.

Bassin : arrachements de l’épine iliaque antérieure ou de la tubérosité ischiatiques. ll donne un tableau de déchirure musculaire. A distance, ils peuvent laisser des calcifications qui, chez l’adulte, peuvent ressembler à des images de cancer des os. Il est donc important d’en bien prévenir le patient et de noter l’accident dans le carnet médical.

Tendinite du genou : au niveau de la tubérosité tibiale antérieure, la maladie d’Osgood-Schlatter. Elle se situe juste sous le genou, à l’endroit où le quadriceps, muscle le puissant de la cuisse s’accroche. Apparaît vers 14 à 16 ans 

Pied : calcanéum (talalgie de Sever) : l’âge de survenue est fonction de l’emplacement des poussées de croissance qui fragilise le cartilage qui grandit. Apparaît plus volontiers vers 9 ou 10 ans car le talon grandit beaucoup ;

Les signes à rechercher impérativement
  • La fièvre ou une altération de l’état général
  • Un réveil nocturne
  • Une fonte musculaire -amyotrophie
  • Un gonflement articulaire
  • Une adénopathie (ganglions lymphatiques), la rate est normale.
  • Un bilan biologique avec une numération de la formule sanguine, la vitesse de sédimentation et une C-Reactive Protein (à la recherche d’un signe infectieux, inflammatoire ou d’une leucémique).
La maladie d'Osgood-schlater
La maladie d'Osgood-Schlatter est une affection du genou ; c'est une apophysose aussi appelée « ostéochondrose tibiale antérieure » puisqu'il s'agit d'une souffrance de l’insertion basse du ligament rotulien au niveau de la tubérosité tibiale antérieure. La douleur résulte de micro-traumatismes répétés exercés sur le tissu cartilagineux de croissance de la tubérosité tibiale antérieure par l'intermédiaire du ligament rotulien. Elle touche principalement l'enfant sportif, et se manifeste par une douleur de la face antérieure du genou. La maladie a été décrite en 1903 par les Drs Osgood et Schlatter, chacun de leur côté.

La maladie d'Osgood-Schlatter est une cause banale de douleur du genou chez le grand enfant et l'adolescent sportif. Elle affecte essentiellement le jeune garçon sportif entre 12 et 15 ans1 mais peut débuter dès 8 ans . Elle toucherait près de 20 % des enfants sportifs, et 5 à 10 % des enfants non sportifs2. Elle serait bilatérale dans un tiers des cas.

Diagnostic
La tubérosité tibiale antérieure, à la face antérieure du genou, est le siège de la douleur.
L'examen clinique suffit à assurer le diagnostic. Initialement l'enfant présente une boiterie après le sport. Puis la douleur peut s'intensifier et devenir permanente, présente même au repos. La douleur siège à la face antérieure du genou, au niveau de la tubérosité tibiale antérieure (TTA). À la palpation, celle-ci est tuméfiée, sensible voire douloureuse. Le genou lui-même, ainsi que la rotule, sont indolores.

La maladie de Sever
Cette maladie est une ostéochondrite du pied. Dénommée également « apophysite postérieure calcanéenne » ou « ostéochondrite juvénile du calcanéum » elle affecte l'apophyse postérieure du calcanéum chez le pré-adolescent. Il s'agit d'un trouble de la croissance du noyau secondaire d'ossification postérieure du calcanéum, en rapport avec un surmenage du pied. Elle est superposable à la maladie d'Osgood-Schlatter au niveau du genou. Elle se manifeste chez l'enfant en période de croissance (8 à 16 ans), avec un pic entre 12 et 15 ans.

Physiopathologie
La maladie de Sever est directement liée à la surexploitation de l'os par le tendon d'Achille (ou tendon calcanéen) ce qui est fréquent chez l'enfant physiquement actif. Cela peut provenir des activités sportives telles que le tennis, la danse, le football ou toute autre activité impliquant des mouvements intenses ou des impulsions répétées du talon4, la pratique pieds nus d'une activité comme la gymnastique est un facteur favorable à son apparition. La maladie apparaît généralement lorsque l'enfant fait la découverte d'une nouvelle activité sportive, ou au début d'une nouvelle saison. Les enfants ou pré-adolescents déclarant la maladie sont dans une phase de croissance où l'os du talon, le calcanéum, pousse plus vite que ceux de la jambe : c'est la période d'ossification de l'apophyse postérieure du calcanéum qui débute aux alentours de l'âge de 9 ans. Leurs os et tendons étant encore en développement un poids trop élevé sur le talon peut également la provoquer, elle se manifeste aussi plus fréquemment chez les enfants en sur-poids.

Signes et symptômes
L'enfant souffre d'une sensibilité à la palpation et se plaint d'une douleur derrière le talon (talalgie) qui s'aggrave au cours de la marche ou d'un effort sportif, et s’atténue au repos (douleur mécanique). Les douleurs sont plutôt localisées au niveau de l'insertion du tendon d'Achille sur le calcanéum, et peuvent irradier sur les faces latérales du talon, le long du tendon d'Achille ou sur la partie inférieure du talon8 vers la plante du pied. La marche sur la pointe des pieds, qui soulage la douleur, voire la boiterie sont signes qu'il faut rechercher car elle peut entraîner une rétraction du tendon d'Achille[réf. nécessaire]. La pression de la face postérieure du talon déclenche la douleur. L'atteinte est bilatérale dans la plupart des cas.

Examens complémentaires
La radiographie montre parfois une fissuration et une fissuration du noyau d'ossification, signes non spécifiques. L'intérêt d'un tel examen est d'écarter une autre pathologie.

Les diagnostics différentiels sont une fracture du calcanéum, une tendinite d'Achille, une ostéomyélite entre autres.

Le traitement est symptomatique et consiste en un arrêt des activités sportives, des techniques d'étirement du mollet (muscle triceps sural). Des complications vers un arrachement apophysaire sont abordées mais ces arrachements n'ont jamais pu être démontrés consécutifs à la maladie. Les douleurs s'amendent en quelques semaines et peuvent réapparaître par crise pour définitivement disparaître en fin de croissance.

La maladie de Singing-larsen
Plus communément appelée « le genou du sauteur », est une déformation de la pointe de la rotule.C'est une ostéochondrite de l'apex rotulien. Elle peut donner une inflammation du tendon rotulien. Elle arrive à cause d'une activité sportive très intense ou lors de la croissance quand un adolescent grandit trop vite.



Maladie de Sheuermann
La maladie de Scheuermann rachidienne se caractérise par une accentuation de la cyphose dorsale et une atteinte spécifique de plusieurs vertèbres consécutives.
Elle survient pendant la phase de croissance pubertaire du rachis, le plus souvent au niveau des vertèbres dorsales ou thoraciques (D4 à D8), entre 12 et 18 ans, principalement chez le garçon.


LA DOULEUR LIEE AU SPORT CHEZ L'ENFANT

Le sport est à l'origine de traumatismes aigus (fractures, entorses, arrachements apophysaires) et de traumatismes chroniques (ostéochondroses, tendinites, troubles de la croissance locale). Ces pathologies sont directement liées à la croissance.

Les problèmes auxquels doit faire face le praticien de tuina sont : le Bian Zheng des douleurs, ne pas méconnaître la physiologie de l’enfant, enfin faire de la prévention si possible.

En quoi le squelette ostéo-articulaire est-il différent chez l’enfant?

L’une des erreurs souvent commise est de voir l’enfant comme un adulte en miniature. En fait l’anatomie et la structure de son corps sont fort différentes.

Il faut voir l’enfant plutôt comme une mosaïque de cartilages de conjugaison.
  • Les cartilages de croissance constituent des zones de fragilité.
  • La structure osseuse est plus fragile : la vitesse de croissance n’est pas la même entre les membres (régulière) et le tronc (pic), ce qui crée un déséquilibre.
  • L’enveloppe de l’os, le périoste, est plus solide, ce qui protège l’enfant des fractures déplacées.
  • Les tendons et ligaments sont plus sains et plus robustes.

Les étapes de croissance des os de la main, du bébé à l’âge adulte, fournissent de précieux
indices pour déterminer l’âge d’une personne. © Dorling Kindersley Encyclopedia, 1995

En conséquence, chez l’enfant, on ne retrouve jamais de tendinite, jamais de claquages, peu d’entorses graves. Par contre les arrachements des insertions tendineuse sont fréquents, les fractures sont fréquentes et bénignes, sauf quand elles touchent les articulations (décollement épiphysaire), avec un risque ultérieur pour la croissance.

Les causes : une hyper sollicitation localisée, souvent au niveau des membres inférieurs, qui provoque une inflammation chronique d’une zone d’insertion tendineuse. Les plus connues sont la maladie d’Osgood, au niveau de la tubérosité tibiale antérieure, et la maladie de Sever au calcanéum, mais il en existe de nombreuses autres localisations. Elles touchent les enfants dans leur période de maturation osseuses, donc entre 8 et 15 ans.

Mais aussi comme facteurs favorisants, un échauffement insuffisant ou l’utilisation d’un matériel inapproprié.

Toutes ces lésions sont décelées par la présence d’une douleur, en milieu ou fin d’activité sportive, puis de plus en plus précoce jusqu’à devenir parfois une douleur de repos. Un diagnostic médical avec examens radiologiques est conseillé si les douleurs sont très importantes.

Le traitement consiste en un repos sportif relatif, c’est-à-dire une pratique sportive autorisée tant qu’elle n’engendre pas de douleur. Il est parfois difficile à obtenir chez les enfants très actifs (escaliers, cour de récréation, jeux à la maison) ou à l’inverse chez ceux qui instrumentalisent leur douleur pour obtenir une dispense définitive de sport …

La pratique du sport n’est pas toujours synonyme de sérénité et d’équilibre psychologique:
- des troubles du sommeil
- une baisse de résultats scolaires
- des troubles alimentaires
- des troubles du comportement : difficulté à gérer la pression lors d’une rencontre sportive par exemple. Ils sont souvent la conséquence de la pression mise par les parents (plus que par l’entraîneur). La prévention repose sur le dépistage de ces signes d’alarme, par une écoute disponible à la fois des enfants et de leur famille.

Physiopathologie
1 • Fragilité du cartilage épiphysaire
2 • Plasticité osseuse : épaisseur du périoste (-> 10-12mm)
3 • Traction permanente des muscles contracturés (cordons myalgiques systématiques) sur les apophyses fragilisées : décollement progressif de ces apophyses
4 • Conséquence : une désinformation du système de contrôle par les appareils tendineux de Golgi, à l’origine d’une augmentation de la contraction musculaire.

Techniques
 Supprimer les contraintes mécaniques par :
  • Techniques issues de la pédiatrie sino-japonaise
  • Gunfa, Tuifa, Nafa sur les MTM en rapport avec les grands systèmes de canaux.
  • Techniques Anfa sur les points jusqu’à relâchement des canaux tendino-musculaires concernés
  • Techniques de recentrage articulaire par manipulations non forcées (glissé articulaire) : banfa.
Remarque
Les inégalités de longueur des membres inférieurs sont fréquentes !

L'alimentation

L’alimentation est très importante. L’exercice musculaire chez l’enfant a un coût énergétique supérieur à l’adulte. La croissance elle-même est consommatrice. La fréquence cardiaque est supérieure à celle de l’adulte, à effort équivalent. La réponse métabolique est différente de celle de l’adulte, l’enfant est plus exposé à l’hypoglycémie lors de l’effort prolongé. Il faut donc être très vigilant à l’état nutritionnel.

Conclusion
Le sport doit donc être prescrit, encouragé et expliqué, pour que l’enfant apprenne par le sport à gérer sa santé en harmonie avec ses désirs et ses possibilités psychiques et corporelles.

L'enfant croît en moyenne de 6 cm par an avant la puberté et de 12 cm par an en période pubertaire. Ces transformations portent sur une modification rapide de la masse corporelle, de la longueur des segments, du centre de gravité et de la force musculaire. Cette croissance rapide, asynchrone, asymétrique, implique une adaptation constante qui se traduit dans les faits par une "maladresse" obligatoire (troubles de l'équilibre, mauvaise différenciation musculaire, etc.).

Conseils
  • Savoir écouter et respecter les plaintes douloureuses des enfants.
  • Faire du sport, mais un sport adapté ! Il y a toujours un sport adapté à un enfant
  • Ne pas stimuler la compétition et les défis, proscrire tout langage guerrier ou agressif. Les enfants se développent par imitation.
  • Encourager le port des équipements de protection et montrer l'exemple de pratiques sécuritaires et non téméraires où l’exploit est survalorisé.
http://www.u-s-e-p.org/
http://www.cch.org.tw/
https://douleurs-musculaires.ooreka.fr/
http://fpswda.free.fr
wikipédia
Zhong Guo Zhen Jiu (L’Acupuncture-Moxibustion de Chine) 1/2001 p. 38.

jeudi 5 mai 2016

Une cause de souffrances méconnue : le syndrome de KISS


Le syndrome de KISS (acronyme pour Kopfgelenk-Induzierte Symmetrie-Störung ou bien en anglais Kinematic Imbalances due to Suboccipital Strain) peut se traduire par « Troubles de symétrie induits des vertèbres cervicales” Les « KiSS Kinder” sont des enfants qui montrent des perturbations de la symétrie induite par les articulations de la jonction crânio-cervicale. (Attitude en inclinaison et hyperextention fixée). Ce sont des enfants chez lesquels on peut retrouver des problèmes d’ordre nerveux et/ou digestifs.

De nos jours, ce syndrôme est peu connu des praticiens de santé, confondu à tort avec le torticolis congénital, la plagiocéphalie ou le bassin congénital asymétrique. Vous trouverez sur ce site une définition précise des pathologies ci-dessus énoncées afin de mettre en relief la particularité du syndrôme de KiSS.

SYMPTÔMES POSSIBLES

Tête bloquée pour téter d'un côté (pouvant faire penser au torticolis du nouveau-né),Certaines mamans et certains bébés ont pu rencontrer les difficultés d'allaitement et de maternage suivantes :
  • succion difficile à cause de tensions, l'enfant avale beaucoup d'air à la tétée,
  • RGO,
  • rots et gaz importants,
  • difficulté de déglutition, bouche constamment ouverte, salivation excessive,
  • douleurs chez la maman lors de la tétée,
  • crevasses à un sein principalement chez la maman, mais parfois aussi aux deux seins,
  • fort réflexe nauséeux,
  • régurgitations et/ou vomissements,
  • coliques,
  • pleurs fréquents, bébé aux besoins intenses,
  • ou à l’inverse, bébé très "tranquille",
  • endormissement difficile, réveils multiples, sommeil agité, peu de sommeil,
  • ou à l’inverse, bébé avec un grand besoin de dormir,
  • parfois une faible prise de poids,
  • introduction des solides tardive voire très tardive, le bambin et jeune enfant montrant peu d'intérêt aux solides ou bien seulement à certains.
Le parcours de ces enfants et de leurs parents

En raison de la tête bloquée d’un côté, on pourra observer qu’en position verticale en système de portage ou bien en BN (biological nurturing) par exemple, la maman rapprochera la tête de son bébé vers son sein et que, de l’autre main, elle rapprochera le sein vers son bébé de telle sorte que le bébé puisse prendre le sein en bouche.

La succion pourra paraître étrange. Parfois, certains bébés donneront l'impression de rouler le mamelon en bouche.

Les nuits peuvent être particulièrement difficiles si le bébé/bambin gesticule longuement, comme à la recherche d'une position confortable pour lui, et s'il se réveille souvent. À l’inverse et moins fréquemment, le bébé pourra dormir beaucoup, être très "facile" et donnera l’impression d’être flegmatique, un comportement qui pourra interpeller le parent.

Portés en écharpe ou bien dans les bras, certains bébés seront cambrés. Mais ils peuvent aussi montrer des réticences à être portés en système de portage, alors que la maman aura proposé le sein  simultanément. La maman devra "ruser" et probablement persévérer pour chercher le système de portage le plus adapté à son enfant.

Parfois, la maman trouvera que "quelque chose ne va pas" chez son bébé, mais personne n’aura pu l’identifier. Les pistes des allergies/intolérances, RGO, problèmes de l’oralité, ostéopathie et freins de langue auront déjà pu être explorées. La maman aura un maternage proximal et comblera au maximum les besoins de son bébé, des évictions alimentaires auront été mises en place, le frein de langue aura peut-être été sectionné une ou deux fois, voire même trois, le bébé aura vu un ostéopathe spécialiste pour bébés, il aura été soigné pour torticolis du nouveau-né. Tout cela sans succès pour certains enfants ou n'apportant qu'une amélioration partielle pour d'autres.

Qu’est-ce le syndrome de KISS ?

Plus tard, ces mamans ont découvert que leur enfant avait une perturbation fonctionnelle à laquelle le Dr Heiner Biedermann (chiropracteur, chirurgien et spécialiste en thérapie manuelle à Cologne, et auteur de KISS-Kinder, 3è édition 2007, éditions Thieme) en Allemagne a donné le nom de KISS et qu'on pourrait traduire en français par : troubles de symétrie induits des vertèbres cervicales. Ce syndrome est un blocage de la jonction crânienne, entraînant des tensions en permanence dans le corps qui peuvent se traduire par des perturbations de la symétrie (un œil plus petit ou plus enfoncé que l'autre, une mâchoire plus proéminente que l'autre, corps en inclinaison, en forme de C, en forme de virgule, tête penchée, hyper-extension de la tête...) et des difficultés d’ordre nerveux et/ou digestifs.

Les causes
 Un déroulement stressant de la grossesse, une grossesse gémellaire et plus, une mauvaise position dans l'utérus ou bien des difficultés à la naissance comme le cordon autour du cou, une césarienne, une naissance rapide ou longue, l’utilisation de forceps ou ventouses, etc, sont des causes possibles de la survenue de ce syndrome. Une prédisposition familiale a également pu être constatée :http://www.kiss-kid.de/site_fr/fr_kiss.html

D’autres caractéristiques possibles
 Ce syndrome bien connu en Allemagne, l’est encore très peu en France. D'après le Dr Heiner Biedermann, il concernerait 5 % de la population. Les caractéristiques vont bien au-delà de l'allaitement et du maternage :

Comment le vivent les parents
 Épuisés, démunis, perdus, coupables, incompris, déprimés, burn-out maternel, au bord de la crise de nerfs... Voici une description de ce que peuvent traverser les parents concernés et qui peut mettre sur la piste d'un syndrome de KISS chez leur enfant, d'autant plus que les consultations chez des professionnels de santé auront été multipliées.

L’évolution
 De manière surprenante, avec la croissance de l'enfant, plusieurs caractéristiques peuvent disparaître. On peut alors penser que "c'est rentré dans l'ordre", le temps aidant ou bien grâce aux différentes consultations. En réalité, il n'en est rien. Pour nos voisins allemands, le syndrome de KISS devient le syndrome de KIDD (Kopfgelenk Induzierte Dyspraxie Dysgnosie, soit Dyspraxie et dysgnosie induites par les articulations de la jonction crânio-cervicale) tendant plus vers de la Dyspraxie et Dysgnosie, avec des caractéristiques qui ont évolué : http://www.kiss-kid.de/site_fr/fr_kidd.html

Le traitement
 L’expérience de beaucoup de parents montre que la manipulation est particulière. En France, une visite chez l'ostéopathe "classique" ne permettra pas le déblocage et risque de maintenir le parent dans l'erreur de diagnostic. Et les problèmes persisteront alors jusqu'à des années.
Tandis qu'avec quelques séances ostéopathiques chez des professionnels de santé spécifiquement formés au syndrome de KISS, la majorité des difficultés disparaîtront comme neige au soleil, d'autant plus que l'enfant sera traité encore bébé.
Le retour à la vie normale ou bien tout simplement, vivre enfin une vie normale, peut représenter un changement de vie radical à la fois inattendu et en même temps qui met fin à un épuisement certain.

Témoignages
 Florence témoigne : "Mon fils est né avec le cordon autour du cou après une grossesse stressante pour moi. Bébé aux besoins intenses, il avait un RGO interne. Il dormait la tête en hyper-extension, ses mains étaient tout le temps fermées en poing et, porté à la verticale en écharpe, il s'arquait parfois en arrière comme s'il aimait cette position. Impossible de le poser bébé, de jour comme de nuit. En grandissant, on constate des difficultés d'élocution, de la dyspraxie, vertige, panique, nuits agitées, des irritabilités ou humeurs disproportionnées, une dentition désordonnée, un fort réflexe nauséeux, des difficultés de déglutition, de mastication, les pieds à l'intérieur, etc., la liste est très longue. Incroyable de se dire que toute cette galère se résumait à un seul et même syndrome. Après huit ans et demi ans de tensions permanentes et autant de souffrance, voilà Martin enfin libéré grâce au traitement chez des ostéopathes spécialistes du KISS en région parisienne. Une renaissance pour lui… balayant à jamais la plupart des difficultés qui handicapaient le quotidien. Et finalement, huit ans et demi ans, c'est peu, à côté des quarante années que mon mari aura vécues avec..."


Nela : "J'ai eu une grossesse stressante et un accouchement naturel et physiologique, mais que j'ai toujours ressenti comme beaucoup trop rapide, à tel point que cela m'a choqué.
Très tôt, on m'a parlé de bébés aux besoins intenses.
L'écharpe à laquelle je tenais tant n'a servi que peu de fois, j'ai dû ruser et saucissonner mon fils dans un Meï-taï si je voulais le porter, mais il s'arquait toujours en arrière et la tête penchée du même côté.
Les positions d'allaitement m'ont posé problème jusqu'à ce que Siegfried marche, surtout la "biological nurturing". L'allaitement m'a stressée toute la première année, à cause des tétées très courtes et inconfortables. Je ne pouvais l'allaiter qu'allongée, et mon bébé a eu un début de plagiocéphalie.
J'ai songé à un RGO, aux coliques, aux allergies... Mais aucune des pistes envisagées ne correspondaient à mon bébé.
L'ostéopathe que nous avons vu a traité ses cervicales, Siegfried se cambrait moins, et tournait enfin la tête, mais pas aisément. Les symptômes disparaissaient, et je me disais que j'avais un BABI qui dormait peu et était très tendu. Après tout, d'autres mamans décrivent leur bébé comme ceci...
C'est après un burn-out causé principalement par presque deux ans de nuits inexistantes qu'on m'a parlé du syndrome de KISS.
Nous avons commencé les séances d'ostéopathie avec deux spécialistes du syndrome. Siegfried fait déjà d'énorme progrès : il découvre de nouveaux mots chaque jour, même s'il a encore du mal à les articuler, il ose enfin monter sur le cheval à bascule, il gère mieux les frustrations et a presque arrêté de se frapper lors d'une émotion forte. Je dois également soigner mes cervicales, ainsi que ma mère."








dimanche 14 février 2016

MASSAGES SINO-JAPONAIS ET SUB-LUXATION DE C0/C1


Le trouble du tonus du nourrisson par une dysfonction mécanique de la jonction cervico-occipitale, est un problème qui est souvent mal diagnostiqué ou encore non diagnostiqué chez les nourrissons. Ce syndrome est le mauvais positionnement des vertèbres cervicales supérieures; cela peut provoquer des tensions anormales qui vont avoir un impact sur les ligaments, les membranes et les muscles du cou entraînant le cerveau à mal interpréter l'information. Ces interprétations erronées peuvent conduire à une liste de problèmes de santé (système nerveux et digestifs, pour ne citer qu’eux).
Trois aspects se combinent pour rendre la région sous-occipitale vulnérables pendant les premiers mois:
1-l'insuffisance restriction articulaire des mouvements entre les condyles occipitaux et l'atlas;
2-  contrôle actif de la position et maintien de la tête
3-le contrôle neuromoteur sous-développée de ces structures.

Symptômes
Le principal symptôme est fixé sur la posture, causée dans la plupart des cas par traumatisme lié à l'accouchement. Cela conduit à une restriction permanente et douloureuse de mouvement dans la région tête-cou. Des anomalies dans ce domaine ont souvent un impact sur presque tous les domaines du corps et leurs fonctions.

Caractéristiques précoces :
-          le dos est souvent de travers
-          tendance marquée à s’arquer
-          développement asymétrique des hanches
-          mouvements asymétriques des bras et jambes
-          développement d’une asymétrie crânienne
-          l’enfant a du mal à déglutir et a tendance à vomir
-          pleurs de protestation fréquents lors de l’habillage et du déshabillage
-          position de sommeil figée
-          tête de travers avec une plaque chauve d’un côté
-          l’enfant ne se laisse pas câliner volontiers
-          accès de fièvre inexplicables
-          réflexe de succion et de déglutition moyen
-          mauvais appétit, difficultés à s’alimenter. Le nourrisson boit normalement à un sein mais refuse l’autre et pleure constamment
-          l’enfant pleure beaucoup et dort mal
-          l’enfant veut se mettre debout très tôt
-          l’enfant saute l’étape de la marche à quatre pattes
-          l’enfant marche tardivement
-          cou droit et aplati
-          position oblique du cou
-          œil plus ouvert d’un côté
-          pleurs excessifs
-          un pied est en extension exagérée
-          mauvais équilibre de la tête et faiblesse pour soulever la tête
-          faiblesse générale du système musculaire
-          occiput aplati

 Caractéristiques tardives :
-  problèmes d’équilibre
-  mauvais maintien
-  l’enfant tombe et titube fréquemment
-  il marche constamment ou fréquemment sur la pointe des pieds
-  somnolence
-  maux de ventre atypiques
-  fatigue, manque d’entrain
-  troubles du sommeil : endormissement difficile, réveils multiples, sommeil agité, peu    de sommeil…  
-  troubles de la concentration, oublie vite une tâche donnée, résultats variables à l’école
-  migraines
-  céphalées périodiques, ou au réveil
-  douleurs et raideur cervicales
-  douleurs lombaires
-  modifications du caractère et du comportement : rapidement découragé, crises de rage, incertitude, nervosité, demande beaucoup d’attention
-  développement très lent de la motricité générale et fine
-  douleurs de croissance
-  syndrome de Tourette (tics,grincement de dents, …)
-  retard dans l’apprentissage de la parole

Symptômes végétatifs

En raison de la proximité directe des 12 nerfs crâniens, et plus particulièrement la proximité du système nerveux végétatif du rachis cervical supérieur, un blocage dans les articulations sous-occipitales va conduire à une augmentation du tonus des structures et des tissus qui se trouvent dans cette zone. Cela conduit, dans de nombreux cas, à une irritation du système sympathique dans le rachis cervical supérieur, de sorte que les organes périphériques sont également exposés aux effets du stress sur le système nerveux sympathique.

Caractéristiques supplémentaires causées par une irritation du système nerveux végétatif (stimulation du système nerveux sympathique)
  • Augmentation du tonus musculaire (hyper-extension du tronc)
  • pieds et mains moites et froides
  • pleurs excessifs
  • trouble du sommeil
  • selles molles; diarrhées
  • teint pâle terne
  • crainte
À l'âge adulte, le syndrome KISS non traité peut conduire à une série de problèmes qui peuvent être évités si traité à temps - par exemple, la migraine, les maux de tête, acouphènes, vertiges, troubles visuels transitoires, la sinusite, les maux de dos et les problèmes digestifs.Il est important d'être conscient que tous ces symptômes ne signalent pas nécessairement un problème de sub-luxation C0/C1. Ils peuvent aussi apparaître quand il n'y a pas de pathologie sous-jacente. Cependant, cela n'est pas souvent le cas. D'autres causes qui peuvent se produire (mais heureusement très rarement) sont, par exemple, méningite, tumeur, des maladies musculaires ou de paralysie cérébrale dégénérative, qui présentent des symptômes similaires ou identiques. 

Il est a souligner, l’importance collaborer avec des professionnels de la santé et pouvoir mettre en place un protocole de soins rigoureux avec imagerie à l’appui pour les cas les plus sérieux, même si avec les techniques de la pédiatrie sino-japonaise il n'y a aucune manipulation ostéo-articulaire.

APPROCHE ENERGETIQUE 
Syndrome de type Vide: inclinaison latérale de la tête

Syndrome de type Plénitude: opisthotonos (hyper extension du rachis)


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syndrome vide
source: Biedermann H
kiss3
syndrome plénitude
Source: Biedermann H























Regard sino-japonais sur la relation entre le développement sensorimoteur et le développement du réseau énergétique?

A la naissance le cerveau humain n'est pas encore mature. Mais au cours des quatre premiers mois, le cerveau se développe rapidement. À la naissance, les connexions du cerveau du bébé ne sont pas encore bien établies. Encore malléables, elles peuvent être modifiées ou créées en fonction de ce qui se passe autour de bébé. Ce sont les expériences quotidiennes, comme le jeu, la lecture, l’apprentissage, les interactions et la réaction des gens, qui favorisent le développement du cerveau de bébé.

La qualité de ces connexions, et donc du développement du cerveau de l’enfant, aura un effet sur sa capacité d’acquérir le langage et de résoudre des problèmes, ainsi que sur sa réussite scolaire. Plus tard, ce développement pourra influencer sa santé physique et affective et ses relations avec les autres.

Lors de ses 24 premiers mois, son cerveau va créer 2 millions de connexions à la seconde et donc
  • besoin d'avoir des stimulus (expériences)
  • les expériences influencent sur la structure et les circuits du cerveau. 
  • durant les premiers mois, les expériences auront un effet décisif sur la vie.
En parallèle avec le développement du cerveau et le développement moteur et le fonctionnement sensoriel qui en dépend,  les canaux sont également immatures au moment de la naissance. Pour que les canaux puissent émerger et être fonctionnel, il y a le même besoin de stimulus. Ainsi, la maturité des canaux évoluent aussi par étapes.

Au départ il existe un ensemble de canaux indifférenciés, dont trois groupes sont formés. Dans chaque groupe, au cours de la première année de la vie, quatre des douze canaux principaux se développement et travaillent en étroite collaboration.

Dans cette première phase de la vie les canaux n'ont pas encore d'existence propre, et ils n’ont donc, pour l'instant, pas de fonction individuelle. Plutôt, métaphoriquement parlant, chacun des trois groupes parle d'une seule voix. De la même manière, chacun des trois groupes a sa spécificité dans la vie et le développement, et sa relation particulière avec les systèmes sensoriels pertinents - qui reste le cas tout au long de la vie.

Donc, dès les premières semaines et mois de notre vie, les conditions sont fixées pour la façon dont nous allons plus tard voyager à travers la vie, et la lentille à travers laquelle nous allons voir le monde.

Le développement sensorimoteur et le développement énergétique sont étroitement liés, et aussi longtemps que le bébé n'est pas en mesure d'accomplir un mouvement axé sur des objectifs, il n'y a pas de mouvement axé sur la circulation de l'énergie dans les canaux immatures. Cela n’est pas possible avant 3 mois. Il faudra attendre un an pour pouvoir appliquer une technique de stimulation sur les canaux.

En résumé, nous pouvons dire que l'appareil locomoteur, les systèmes sensoriels, émotionnels et les canaux, se développent progressivement de la naissance à 6 ans (et au-delà) et que chaque étape s’appuyant sur la précédente.

Si les troubles se produisent dans des phases de développement énergétique, ceux-ci peuvent entraîner:
- Sur le plan moteur: maladresse, mouvement disharmonieux, anomalie posturale, évitement de l'activité physique, retard à la marche.
- Sur le plan des perceptions: sensibilité au toucher, sensibilité au bruit, troubles de l'équilibre, peu de conscience du corps.
- Sur le plan comportemental: peur, manque d'audace, s'accroche aux parents, bougeotte constante, pleurs, agressivité,...

PROPOSITION DE TRAITEMENT

1-Acquisition de base du praticien de santé

  • Expérience dans la palpation des canaux
  • Connaissance du développement sensori-moteur de l'enfant
  • Avoir eu les bases de la pédiatrie sino-japonaise
  • Intégration des fondements des piliers de la médecine chinoise

2-Traitement de base shonishin : Régule le Qi dans sa globalité

Techniques vibratoires avec Teishin sur les points d’acupuncture pour :
> Pour souligner le Centre, « Terre » (une condition sine qua non pour la symétrie), mais aussi par des techniques de tapotement sur des canaux comme Intestin Grêle-Vessie-Estomac-Poumon-Vésicule Biliaire-Foie pour:
  • détendre la ceinture scapulaire et la nuque (charnière C0-C1)
  • action sur l’articulation sacro-iliaque
  • pour promouvoir le mouvement de verticalité (redressement)
  • permettre la rotation du tronc
Il est conseillé de mettre en place des protocoles avec des techniques de pédiatrie sino-japonais au plus tôt, de repérer s'il y a lésion C0-C1 et si oui, pouvoir faire suivre l'enfant par Dr Larcher ou autres praticiens connaissant la problématique du KISS (Luxembourg, Suisse, Allemagne).

Effets du traitement :
En traitant le terrain avec les méthodes de la pédiatrie sino- japonaise ®, l’enfant sera rééquilibré et ainsi pourra modifier sa posture asymétrique.

Le travail comporte 2 trames importantes :
  1. élimination des tensions crânio sacrées par le traitement de l’état d’asymétrie sur les différents méridiens énergétiques concernés en fonction des tensions retrouvées et des différents type d'asymétrie.
  2. tonification du centre : c’est à dire système digestif et rénal pour équilibrer le terrain, permettant à l’enfant de retrouver un meilleur confort digestif, un meilleur sommeil, un développement sensorimoteur harmonieux et surtout pour retrouver un axe droit au niveau du corps.
  • élimination du blocage dans la région de l'articulation sous-occipitale
  • amélioration / disparition de l'asymétrie
  • amélioration des symptômes associés.
Autre angle de travail
Quand on regarde les zang fu organes, on verra la magnificence de l'atlas / zone d'axe. Chaque organe associé aux méridiens, à savoir Poumon, Gros Intestin, Estomac, Rate, Coeur, l' Intestin Grêle, du Rein, du Péricarde, Triple Réchauffeur, la Vésicule Biliaire et du Foie, tous ont une connexion neurologique directe ou indirecte avec l’atlas (C1), à l'exception de la vessie. Cependant l' un des points les plus importants sur le corps humain, V10 est situé directement sur ​​l'atlas là  où la vessie méridienne se divise pour former deux canaux paravertébraux distincts vers le bas de la colonne vertébrale afin d' inclure les célèbres shu Bei . Par conséquent, tous les systèmes d'organes associés aux méridiens sont intimement liés aux vertèbres de l’atlas pour inclure la vessie à cause de cette connexion neurologique.

Etant donné le trou occipital peut être partiellement obstruée due à une subluxation de l’atlas, qui protège cette zone, il devient évident que cette zone est primordiale pour un nerf circuler à travers le corps. Toute perturbation extrême peut provoquer une symptomatologie. Cela est vrai pour toute affection neurologique, viscérale ou musculo-squelettique. Chaque fois qu'un praticien va stimuler avec des aiguilles d'acupuncture dans et autour de l'atlas / axis / occiput, cette réponse favorable peut être confirmée. Shonishin, la stimulation électronique et laser sont particulièrement efficaces. Les points les plus efficaces sont: VB20, qui est spécifiquement relié au Vaisseau Gouverneur avec le point VG16 et TR16... à l'apophyse transverse latéral de C2 vertèbres. On peut rajouter le E7 sur la mandibule en raison de sa connexion intérieure avec l'atlas, en plus du R27, ce qui aura également un effet sur VG 15, et enfin le VG14 juste au- dessous de la vertèbre C7 provoquera un des effets les plus puissants.