jeudi 18 juin 2015

LA FYTOFOTODERMATITE




Avec les beaux jours, l’envie de se balader avec les enfants, est un des plaisirs ludiques surtout, si les enfants font la cueillette de fleurs champêtres. C’est très mignon, mais il faut être prudent avec certaines plantes que l’on trouve sur les bords des chemins et des prés, comme la grande ciguë, qui avec ses jolies ombrelles blanches ravissent les yeux et la situation devenir très cauchemardesque.

En effet, le suc de cette plante contient de la furocoumarine, parfois appelée furanocoumarine, qui désigne un ensemble de substances toxiques sensibles à la lumière.
Les effets de la furocoumarine sont connus des maraîchers et provoquent la maladie des « manipulateurs de céléri», surtout entre avril et août. Un contact prolongé avec la plante suivi d'une exposition au soleil, peuvent provoquer des dermatites aiguës, qui sera suivi par une apparition de gonflement et de cloques. La dermatite peut ressembler à une brûlure qui peut durer deux semaines avant guérison. Si par inadvertance du suc de la plante atteint l’œil, cela peu conduire à la cécité.















La Ciguë tachetée ou Grande Ciguë (Conium maculatum L.) est une plante herbacée de la famille des apiacées (ombellifères). Très toxique, elle était à la base du poison officiel des Athéniens.  La plante pousse dans les endroits frais, les haies et les friches, au bord des chemins et des cours d'eau. La plante tout entière dégage une odeur désagréable, rappelant l'urine de souris ou de chat, surtout quand on la froisse.

Autre astuce pour reconnaître une ciguë : toutes les variétés ont sur les tiges des taches rouges plus ou moins prononcées. Par précaution, tout contact avec cette plante doit être évité. Si toutefois cela arrive, rincer abondamment et éviter l’exposition au soleil.